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| LES JPOP 83 CONTRE LE BLOCAGE DES UNIVERSITES »
08.11.2007
UNEF: La machine à contestation est lancée
| Aprés le CPE en 2006, L'UNEF, syndicat étudiant de gauche, appel à la mobilisation des étudiants contre la loi sur l'autonomie des universités d'août 2007. L'UNEF se fellicite d'avoir mobilisé 30 universités et encourage une amplification du mouvement. L'Unef se vente de vouloir défendre les intérêts des étudiants en contestant la loi sur l'autonomie des universités mais cette loi vise à favorier la réussite des étudiants. Ce que reproche les étudiants à la loi sur l'autonomie des universités: -
La possibilité pour les universités de faire appel à des fonds privés. Mais comment peut-on reprocher à cette loi de donner la possibilité à l'enseignement supérieur et la recherche de drainer des capitaux provenant du secteur privé??? -
La mise à mal de la gestion démocratique des universités notamment par le renforcement des pouvoirs des présidents d'université. Au contraire, les président d'université seront porteurs d'un projet pour l'établissement plutôt q'un médiateur à la recherche d'une majorité de circonstance. L'instauration d'un conseil d'administration resserré permet de prendre de vraies décisions stratégiques pour l'université. -
Le désengagement de l'Etat. L'Etat va accompagner progressivement le transfert de compétences aux universités et les accompagnera grâce à un effort budgétaire avec une augmentation du budget du ministère de l'enseignementsupérieur de 1,8 milliard d'euros. L'UNEF met en avant le fait que les conditions de vie étudiante et la réussite en licence ne sont pas pris en compte par la ministre de l'enseignement supérieur MAIS elle a précisé à de nombreuses reprises que tous ces aspects trouvent une traduction budgétaire dans le budget 2008. COMMENT PEUT ON PARLER DE DESENGAGEMENT DE L'ETAT????? |
Commentaires
Votre argumentaire tient en trois paragraphes. Voici trois questions :
- Quelle entreprise financera une filière sans arrière-pensée (exemple par chez moi : on vous finance tel IUP mais il faut tel et tel cours qui sont parfaitement adaptés à notre entreprise et à nulle autre) ? Qui financera les scienes humaines qui ne sont pas "bankables" ? Pourquoi la taxe d'apprentissage est-elle toujours aussi mal répartie ? Pourquoi tout un pan de la réforme est-il à l'appréciation des collectivités locales (et il vaudra mieux étudier en IDF que dans le Nord).
- OK pour un CA (et un CEVU) resserré, mais que fait-on pour augmenter la participation étudiante ? Et pourquoi, en pourcentage, les étudiants ont perdus plus de places dans les instances universitaires que les enseignants et surtout les représentants des entreprises et des collectivités locales ? Parce que "celui qui paye décide" ?
- 1,8 milliards d'euros à répartir. Soit. Je n'ai pas de chiffres en tête et la flemme de surfer, mais je crois que ce chiffre ne suffira pas à couvrir à la fois l'objectif de diminution de l'échec en licence, la lutte contre la précarité étudiante (un sur deux travaille en plus de ses cours) et la construction de logements étudiants.
Bonne soirée.
Ecrit par : Pierre | 08.11.2007
On sait que le Medef a corrompu des syndicats, ou tenter de le faire, mais il est peu probable que l'Unef soit en vente. Qu'elle se vante, parfois, sans doute.
Ecrit par : Pierre | 08.11.2007
la formation à la française manque, nous le savons tous, je crois, de professionnalisation. Si peu de jeunes terminent leurs études et savent faire valoir leurs acquis théoriques sur le marché du travail. Et ce dans n'importe quel domaine. Alors oui au rapprochement entre nos écoles et nos entreprises, et peut être que faire découvrir à nos étudiants ce que sait faire le tissu industriel et technologique français, leur diminuera l'envie d'expatrier leurs savoirs . . .
Il est grand temps à l'Etat de cesser de financer autant de formation à autant de jeunes qui s'expatrient, ou de financer autant de filières obsolètes ou inutiles. Quand un secteur d'activité a besoin de 1000 professionnels par an, arretons d'en former, et de payer cette formation, de 10 000 professionnels : soit ils seront au chômage, soit ils partiront...
Arretons de voir le monde de l'entreprise comme un monstre financier. Ce monde n'est que la continuité logique de la fin d'une vie étudiante. (sauf pour les futurs fonctionnaires, dont je ne parlerai pas ici ...)
Quand aux formations non bankables, et bien pourquoi continuer à "banquer" une filière dont aucun professionnel ne souhaite remercier son parcours ? Chaque entreprise paie sa taxe d'apprentissage, et a le choix de financer qui elle veut. Quelle liberté voulez vous de plus ???
Ecrit par : Romain | 15.11.2007
Bonjour,
Paragraphe 1 : pas de problème pour plus de porosité entre université et entreprises (stages, intervenants, etc...) mais pas dans le financement : aux Pays-Bas, l'émirat d'Oman (comme aurait pu le faire n'importe quelle entreprise vient d'imposer Tariq Ramadan comme enseignant ! Moins pire, par chez moi, une FMN a imposé, puisqu'elle cofinance une formation via la taxe d'apprentissage, le contenu des programmes d'une licence pro, dont le seul débouché est désormais ... cette FMN...
OK pour attirer les meilleurs éléments étrangers, profs et étudiants. Si on commencait par construire des logements étudiants, payer plus les profs et arrêté de bloquer les visas des étudiants ?
Paragraphe 2 : moi aussi je vais finir par être pour la sélection sur dossier à l'entrée de certaines filières... ça choque mes valeurs de Gauche, mais quand 90% des bacheliers STS ou STT repiquent leur première année d'étude en fac, ou qu'il y a 500 étudiants de 1ère psycho pour un total de 30 places en master...
Paragraphe 3 : je suis fonctionnaire, et au vu de mes fonctions je dois beaucoup mieux connaître les entreprises que beaucoup de ceux qui y travaillent... Si j'ai bien compris on arrête de financer les filières non bankables ? Une société peut-elle se passer d'historiens (Guillaume Yout, viens m'aider), de géographes, de psy, de linguistes, de juristes publics, de profs de littératures ?
Ecrit par : Pierre | 16.11.2007
Paragraphe 1 (et 3 par dérivation ...) : Si vous refusez le financement des seules sources de financement fiables dans ce pays (l'Etat est en faillite, arrêtons de lui demander de financer tout à tout le monde), ie les entreprises, expliquez moi comment allez-vous permettre la construction de logements étudiants, une augmentation de salaire du personnel enseignant, encadrant et organique de l'éducation nationale ? De surcroit, qui de mieux qu'une entreprise connait mieux ses propres besoins? Observez l'inévolution des programmes scolaires et universitaires, et l'évolution du marché du travail. Vous ne voyez toujours pas le problème ?
Paragraphe 2 : RAS. Merci pour votre franchise et votre acceptation du débat. Vraiment Merci
Paragraphe 3 : Je connais modestement le monde de la fonction publique,et même si beaucoup de fonctionnaires, et surement une majorité (mais je ne fonde pas ici mes propos d'après des sources de l'INSEE, dsl) sont tout à fait compétent, volontaires, et ont le sens de la conscience professionnelle, ce n'est pas le monde de l'entreprise. Les règles du jeu ne sont pas les mêmes. Si vous avez fait un peu d'éco d'entreprise dans votre parcours, vous situez très bien le mode de fonctionnement de la fonction publique, toujours restée à un stade de bureaucratie. rien à voir avec toute l'évolution du monde de l'entreprise, qui a grandit, dont les frontières se sont surdimensionnées, jusquà ne rester qu'un paraitre.
La fonction publique a des frontières bien délimitées. Un fonctionnaire a une place bien fixéee, dont la qualification, la rémunération et les avantages sont fixés par des grilles, qui n'évoluent absolument pas en fonction d'un marché extérieur, sauf celui du panier moyen de l'INSEE peut-être ...
L'entreprise est une personne à part entière. Alors ne la confondons pas avec cette idée que nous nous faisions de l'entreprise il y a des dizaines d'années... Et quand elle a besoin de collaborateurs, de salariés, de partenaires, capables de travailler avec elle pour le déveleppement de tous, et bien pourquoi n'aurait-elle pas son mot à dire sur le programme d'une licence professionnelle, qui est comme son nom l'indique je crois, "professionnelle" ???
Quand aux filières non bankables, je crois que vous allez bien vite en exemples, un peu trop caricaturaux àn mon gout ... Nous avons besoin des historiens pour comprendre notre passé, afin de mieux préparer notre avenir. Mais n'existe-t-il pas des centres culturels, des musées, des centres de médiaculture, qui récoltent quelques recettes de leur activité? Les entreprises pétrolières n'ont-elles pas besoin de géographes, croyez vous ? N'oubliez pas que TOTAL, société du CAC40 au plus fort bénéfice dans notre beau pays, a besoin pour ses recherches de cartes de plus en plus détaillées et précises. Croyez vous que les entreprises, pour s'implanter sur un nouveau secteur géographique, n'ont pas besoin des géographes pour les aider dans leur choix? Quand aux psy, je ne veux pas trop m'attarder, car je ne connais pas trop cette profession, et les divers dérivés de ce métier (seulement, pour être psychanaliste, il faut seulement un diplôme de type quelconque...) Demandez aux investisseurs français s'ils n'ont pas besoin de linguistes quand ils essaient de pénétrer sur le marché chinois ou indien... Quand aux professeurs de littérature, là je m'incline, je suis d'accord, il ne faut pas les financer ... même si ca choque quelques de mes confrères de valeur de droite...
Non. Une société ne peut pas se passer de toutes ces professions, mais faut-il vraiment continuer à payer le traitement de quelques 25 000 professeurs, au chômage technique, du fait que leur filière (extraction de houille par exemple) n'existe plus aujourd'hui ? Franchement, s'il vous plait, ne détournons pas la conversation. D'accord pour la sécurité de l'emploi. Mais dans l'entreprise, quand ce que vous savez faire ne sert plus à rien, vous vous reconvertissez, avec ou sans aide. Cela vous est imposé par le marché, et c'est tout à fait normal. Mais pas dans la fonction publique, qui ne connait pas notre fameuse main invisible. Pourquoi ne pas payer quelqu'un qui ne fait rien? Voilà une partie du fonctionnement du fonctionnariat que, je l'avoue, ne comprends pas trop...
Ecrit par : Romain | 17.11.2007
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